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Blog Lettres

La Créature

Par admin jacques-prevert-entrelacs, publié le samedi 8 juillet 2017 15:42 - Mis à jour le samedi 8 juillet 2017 15:43
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Ce jour-là, je devais rejoindre mes amies au camping « La Fin » pour y passer le week-end ; mais, en chemin, ma voiture tomba en panne...

Ce jour-là, je devais rejoindre mes amies au camping « La Fin » pour y passer le week-end ; mais, en chemin, ma voiture tomba en panne, sur une route perdue, entourée d’une forêt lugubre. Je n’avais pas de réseau et j’étais seul. En cherchant un abri pour la nuit qui allait bientôt tomber, dans ce labyrinthe de feuillage, je heurtai plusieurs branches d’arbres et me blessai. Du sang se mit à couler le long de mes jambes nues.

            Après un temps que je ne pourrais définir, je découvris une demeure inhabitée dans une clairière. Je me décidai à y rentrer, car la porte était grande ouverte, mais j’eus tout de même un moment d’hésitation, car elle me parut tout de suite un peu bizarre.

            Je pénétrai bientôt dans un immense salon, que la nuit avait envahi. Dans un reste de lumière grisâtre, je distinguais des fauteuils à haut dossier, une cheminée éteinte. Malgré cela, une odeur de cendres brûlantes flottait dans la pièce. Je remarquai aussi une horloge, au-dessus de l’âtre, qui n’avait pas d’aiguilles. Je me laissai tomber sur l’un des fauteuils, épuisé par cette rude journée, et petit à petit je sombrai dans un profond sommeil…

          Or, soudain, je crus entendre un hurlement de douleur, qui me donna la chair de poule. Puis le cri s’arrêta ; mais c’est à alors que l’horloge sonna, comme la cloche d’une église gothique, la cheminée s’alluma. Saisi d’horreur, je sentis une sueur froide dégouliner sur mon front ; un frisson glacial parcourut tout mon corps. Et, ce qui fut plus affreux encore, c’est que je vis alors une petite main verte, globuleuse comme celle d’une grenouille, se poser sur mon bras gauche. Je me levai d’un bond et me dirigeai à toute vitesse vers la porte que j’essayai tant bien que mal d’ouvrir, mais celle-ci était maintenant fermée de l’extérieur. Je reposai alors mon regard sur cette créature, qui était à présent plantée devant la cheminée. C’était un petit nain vert, me fixant comme un lion affamé devant une gazelle. Puis, il me sembla qu’il se mettait à parler, dans un langage que je ne comprenais pas. Devant mon incompréhension, il me fit signe d’approcher, ce que je fis lentement, sans trop savoir pourquoi.

            Quand je fus à sa portée, il se transforma en une sorte de monstrueux gorille enragé qui se mit à rire aux éclats. Je voulus m’enfuir, mais il m’attrapa le bras gauche et le serra très fort, tellement fort que je crus qu’il me l’avait brisé. Je défaillis de douleur et je m’évanouis…

            Quelques heures, ou un instant, plus tard, je ne pourrais le dire, je me réveillai. Tout était redevenu sombre, froid et silencieux autour de moi. Je sentis alors une vive douleur dans mon bras gauche ; je le regardai et, effarée, je découvris une immense griffure sanguinolente qui le traversait de part en part…

Tatiana - 4°A - 2017

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