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Blog Lettres

Le Bois obscur

Par admin jacques-prevert-entrelacs, publié le samedi 8 juillet 2017 15:18 - Mis à jour le samedi 8 juillet 2017 15:18
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Cela fait longtemps que je n'ai pas raconté mon histoire, celle d'un de mes jours les plus étranges, celle d'un campeur aventureux dans un bois obscur…

Cela fait longtemps que je n'ai pas raconté mon histoire, celle d'un de mes jours les plus étranges, celle d'un campeur aventureux dans un bois obscur…

Ce soir-là, j’étais parti camper dans un bois, qui était soit disant « maudit », car plusieurs personnes y avaient été retrouvées mortes de façon inexpliquée. Après avoir fini ma longue journée de travail, j'avais rangé tout mon matériel de camping dans mon sac à dos et je m'étais lancé dans cette balade avec curiosité. Cela faisait longtemps que j'étais attiré par cet étrange bois à la réputation inquiétante.

Je marchais donc sous la pluie fine qui s'était mis à tomber peu après mon départ. Il faisait déjà sombre ; le vent sifflait dans les arbres ; la pleine lune était bloquée pas les nuages noirs ; sur le sol humide, s'alignaient de grandes flaques d'eau boueuse ; les arbres craquaient autour de moi sous la force du vent. Au loin, mais comme à proximité, j'entendais des bruits mystérieux, des animaux, sûrement.

Au bout de deux heures, fatigué, je décidai de monter ma tente dans une petite clairière. Et, bientôt, je pus entrer me mettre à l'abri sous la toile. Je commençai à me faire à manger avec ce qu'il y avait dans mon sac. Il faisait un froid glacial et humide : impossible d'essayer de faire un feu devant la tente par ce temps-là ! Après avoir dévoré mon petit casse-croûte, qui me laissa encore affamé, j’essayai de m'endormir dans le froid et la faim. Je m'assoupis finalement, à cause de ma fatigue, et je tombai dans un sommeil profond.

Brutalement un éclair tomba, je pense, à environ cent mètres de ma tente. Il me réveilla en sursaut. Je l'entendais résonner encore dans toute la vallée. Quand ce bruit oppressant s'arrêta, je perçus des bruits étranges, tout près. Dominé par le froid et la fatigue, je décidai quand même de sortir de ma minuscule tente pour en avoir le cœur net. La pluie avait cessé, la pleine lune envoyait ses rayons d'argent dans la forêt obscure. Je voyais flou, j'avais des impressions bizarres, comme une présence cachée. Un frisson glaçant me parcourut le dos. Mes mains moites serraient ma lampe torche. La tête me tournait. Un malaise profond m'envahissait ; je me sentais si seul au milieu de ce bois qui était peut-être vraiment maudit. Pourtant, tout paraissait calme autour de moi.

Mais, soudain, j'entendis les mêmes sons ou petits cris qu'après la détonation de l'orage. Ils me menèrent vers un gros buisson. Incertain, je crus distinguer comme des yeux rouges sortant des branches. Et là, d'un seul coup, une bête, comme enragée, ressemblant à un gigantesque hérisson aux pics tranchants, sauta sur moi et me fit tomber en arrière ! Elle me mordit au bras. J'eus alors le réflexe de braquer la lumière de ma lampe sur ses petits yeux glaçants. Elle me lança un regard mauvais et disparut, dans un grognement affreux. Trop ébahi de peur et de fatigue pour me relever, je tombai évanoui, par terre, au milieu du bois obscur...

Le lendemain matin, je me réveillai difficilement. J'étais allongé devant ma tente, le corps tout raide ; ma lampe, encore allumée, gisait dans la boue. Je me relevai lentement. C'est là que j'aperçus, à mes pieds, une longue épine, comme un piquant de hérisson. Je vis aussi une large cicatrice sur mon bras. M'étais-je blessé pendant mon sommeil, pendant une de ces crises de somnambulisme qui m'arrivaient parfois ? Ou avais-je vraiment rencontré l'effroyable créature qui hantait ces lieux ? Ayant encore la boule au ventre de ce qui s'était passé dans la nuit, je pris la décision de laisser de côté ces questions angoissantes et de partir en courant loin de ce bois obscur et peut-être maudit ...

 

Loïc – 4ème A - 2017

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